Autres Publications

  • Préambule Google

    Google ne paye pas ses impôts en France comme il le devrait, et loin de là ; néanmoins, sournoisement, il est devenu très utile pour nous assister dans la gestion de notre quotidien. Sans vraiment le réaliser, j’ai acquis le réflexe d’interroger cet ami virtuel pour trouver des réponses à mes questions, et insidieusement, il s’est incrusté dans ma vie.

    ♫♪ Et maintenant que vais-je faire ♪♫ Vers quel néant glissera ma vie ♫♪

  • La dictature du « Cloud »

    Nous sommes en 2025. Savez-vous ce qui est vraiment » notre » ? Non. Nous vivons dans la grande ère de la location déguisée. On n’achète plus un logiciel, on paie un abonnement. On n’a plus une bibliothèque musicale, on a un accès révocable à des millions de chansons. Bienvenue dans la dictature du Cloud, ce nuage mystique qui promet la liberté et nous offre la dépendance.

    Jadis, on installait un programme sur un CD, il était à nous, gravé dans le marbre (ou du moins le plastique). Aujourd’hui ? Tout flotte. Votre album photo est chez Big Tech A. Votre suite bureautique est hébergée chez Big Tech B. Et si l’un d’eux décide que vous avez enfreint une clause, ou simplement qu’il est temps de faire monter les prix de 20 % ? Clac. Le robinet est coupé. Votre vie numérique s’évapore.

    Le Cloud est présenté comme l’ultime confort : ne plus s’encombrer. Mais c’est surtout la promesse que vous ne possèderez plus jamais rien, que votre accès à votre propre confort et à vos propres souvenirs est soumis au bon vouloir d’un serveur situé à 5000 km, géré par un algorithme sans âme.

  • L’Identité Numérique

    Nous sommes en 2025. On nous promet la dématérialisation totale, l’efficacité suprême. La République, dans sa grande sagesse, exige que nous possédions une Identité Numérique pour signer les papiers importants. Magnifique ! Adieu la paperasse, bonjour la simplicité !

    J’ai donc cédé. J’ai téléchargé l’application du fournisseur unique, celui dont le logo jaune et bleu nous rappelle l’époque bénie des timbres et des files d’attente humaines. L’objectif : obtenir le sésame FranceConnect++.

    Mais l’application, chers amis, n’est pas un outil. C’est un concours d’humiliation masqué en démarche administrative. Huit tentatives ! Huit fois où j’ai joué au contorsionniste devant mon smartphone, tentant de caler mon visage dans le cadre blanc fantomatique pendant que l’IA, visiblement myope, me prenait en photo les oreilles ou le plafond.

  • Les notifications

    Mon téléphone portable est un appareil génial. Il peut me connecter au monde entier, il peut me guider, il peut même commander ma pizza. Mais c’est aussi le vampire le plus efficace de mon confort de vie depuis 20 ans. Et son arme principale ? La notification.

    Cette petite cloche, ce point rouge, ce son discret, c’est le bruit que fait votre cerveau quand il se fait voler une parcelle d’attention. Chaque application, désormais, pense qu’elle a le droit de briser votre concentration pour vous annoncer qu’un parfait inconnu a aimé une photo que vous avez postée il y a trois jours.

  • Windows 10

    Mes chers amis, utilisateurs d’ordinateurs et adeptes du confort numérique, veuillez applaudir l’entreprise qui nous prouve une fois de plus que l’amour a un prix. Après nous avoir offert Windows 10 comme le sauveur éternel (enfin, jusqu’à l’arrivée du 11), elle nous annonce sa mort prochaine. Le 14 octobre 2025, c’est le grand plongeon !

    Mais attention ! Si vous avez la malchance de posséder un ordinateur qui refuse de céder aux charmes du dernier OS – ces « vieilles » machines qui fonctionnent parfaitement bien, quelle horreur ! – on vous a concocté une petite surprise qui sent bon le capitalisme joyeux : l’Espace de Sécurité Payant.

    Oui, vous avez bien lu. Votre ordinateur est trop vieux pour la nouveauté, mais pas assez pour continuer à être une source de revenus ! Si vous voulez encore un peu de sérénité (c’est-à-dire des mises à jour de sécurité) pour une année supplémentaire, sortez le chéquier. C’est l’équivalent de payer un pot-de-vin à la Mafia de la M.A.J. pour qu’elle ne vous envoie pas ses petits « amis » virus dans le quartier !

  • Le syndrome de la M.A.J.

    On nous vend la technologie comme un investissement. Une machine puissante, un appareil qui va durer. Mensonges ! Nos appareils sont en réalité des consomptibles de luxe avec une date de péremption soigneusement cachée dans le code.

    Je l’appelle le Syndrome de la Mise à Jour (M.A.J.). Vous avez un ordinateur qui fonctionne parfaitement. Il lance vos applications, il se connecte à Internet, il fait le café (presque). Et puis, un jour, la fenêtre fatidique apparaît : « Une mise à jour critique est disponible. Installez-la immédiatement, ou le monde explosera. »

    Vous acceptez, bravement. Et c’est là que le charme se brise. L’appareil, qui était alerte et réactif, devient subitement lent. Le logiciel flambant neuf, conçu pour les machines de demain, pompe toute la mémoire de votre machine d’hier. L’interface change, déplace les boutons que vous utilisiez par automatisme, et vous devez tout réapprendre.